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La route du retour, via Saint Barth, Nevis, le long de Montserrat puis la Guadeloupe par Shirley, 28/02/2013

Les navs suivantes se sont enchaînées en se ressemblant hélas beaucoup. Notre première escale a été Saint Barth, pour une nuit mouvementée, avec du vent, du passage, des cargos qui sentent mauvais et font du bruit. Le côté positif est que nous étions réveillés à 5 heures 30 du mat', une bonne heure pour hisser les voiles et mettre le cap sur Antigua, à une bonne journée de mer.

La météo nous annonce encore un BMS pour mer dangereuse, avec une forte houle de 3 mètres et des creux maximaux de 5 mètres... Nous prenons deux ris dans la voile car le vent est fort. Nous tentons pendant 2 heures de conserver le cap que nous avions prévu, mais tout le monde est pâle à bord. Nous ne sommes guère enthousiastes de passer la journée comme cela, secoués, à vitesse réduite. Nous décidons donc de changer notre programme en faisant un cap plus tenable et en raccourcissant notre route : direction Saint Kitts et Nevis. Même sous l'abri des îles, la mer continue à être hâchée! Nous décidons de rester 24 heures ici, en attendant une accalmie, et nous profitons de notre journée de répit pour aller donner des vêtements que nous n'utilisons plus à une organisation caritative. C'est qu'il faut songer à alléger les valises pour le retour qui approche!

Saba
Vic à Nevis
Guillaume sur fond de volcan
Nevis
Nevis
Nevis
Nevis
Nevis
colibri

C'est l'occasion d'une ballade à terre et de savourer l'architecture de cette île, avec ses vieilles pierres et le bois entremélés. Les enfants s'extasient devant le colibri qui bat des ailes à une vitesse incroyable. Nous n'avons pas pris le temps de faire une ascension du volcan, nous contentant d'une balade urbaine.

coucher de soleil
lever de soleil
Capitaine et second

 

Le lendemain, nous avons mis le cap sur la Guadeloupe en longeant Montserrat. Vu le nuage sombre qui planait sur l'île, nous avons pris la précaution d'appeler le centre d'observation du volcan pour nous assurer qu'il était possible de traverser la zone d'exclusion maritime. En fait ce n'était qu'un nuage de souffre émanant du volcan, inoffensif et ne contenant pas de centre, juste nauséabond comme de l'oeuf pourri, mais sans risque pour notre bateau (car les nuages contenant des cendres chaudes ont déjà mis le feu à des voiles, on préfère être prudents).

Montserrat
Montserrat
Montserrat

Cette traversée était cool, cela fait du bien de renouer avec des eaux calmes. Nous avons rejoint la Guadeloupe en 8 heures et avons mouillé dans la réserve Cousteau, à côté de l'ilet Pigeon. Au vu du nombre de casiers disposés dans la réserve, on se dit que c'est surtout une réserve à touristes, pas sûr que les poissons y soient vraiment à l'abri. D'ailleurs savez-vous à quoi ressemble un casier vu d'un bateau ? C'est juste une bouteille en plastique, parfois transparent, parfois de couleur, attachée à un bout qui le relie au fond de la mer. Vu du poste de barre, c'est difficile à distinguer de la mer qui moutonne, ça ressemble à ça.

Le danger pour les bateaux, c'est que ce bout se prenne dans l'hélice du moteur, stoppant celui-ci net. Au mieux, c'est juste l'affaire d'un plongeon dans l'eau pour défaire, au milieu du courant et de la houle, les x tours que le bout a pu faire autour de l'hélice. Au pire, le bout s'est pris tellement fort que cela immobilise le bateau et endommage le moteur (c'est arrivé à un bateau copain, obligé de rentrer au port tant bien que mal, et de sortir le bateau de l'eau pour réparer...). Bizarrement, les casiers, on en trouve peu dans les autres îles, c'est en arrivant dans les eaux françaises que l'on les voit se multiplier, nous obligeant à une vigilance permanente dès que les fonds sont inférieurs à 50 mètres, donc dès qu'on se rapproche de la côte.

Après une nuit à la pointe Malendure, dans laquelle on voit souvent des tortues autour du bateau, nous avons levé l'ancre pour aller faire une dernière pause en Guadeloupe, à la marina. Au programme : dessalage du bateau après les grosses traversées houleuses, plein d'eau, ménage, lessives, apéros avec les bateaux-copains... Nous avons retrouvé Zouk, JAD (Just a Dream, on ne connaissait pas le bateau mais Guillaume avait rencontré ses occupants lors d'un stage STW "électricité à bord") et rencontré Cata Quatre, Océanix et Varatraza. Plein de belles rencontres, plein d'enfants, plein de jeux, plein de rigolade pour tous, adultes comme enfants... La complicité qui se noue en un clin d'oeil avec les gens de mer m'épate toujours. Ce n'est pas que ce soit très différent à terre, c'est juste que les marins sont peut-être plus conscients de l'urgence, on ne sait pas où seront les autres demain, alors il faut en profiter dès aujourd'hui. Il y a peut-être aussi le fait que ce n'est pas trop grave si on a mal au crâne le lendemain matin, on n'a pas grand-chose à faire, non plus...

les copains du ponton
Vic Polnareff
 
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