Préparatifs
Le voyage de Ïaka
Equipage
Livre de bord        
position
Notre position
Coin des Enfants        
News        
août septembre octobre novembre décembre janvier février mars
previous

News

next

En vadrouille sur Bigoud (par Shirley, 15/08/2012)

Bigoud est le Lagoon 380 prêté par notre loueur, Eric, le temps que notre bateau soit en état de marche. On pourrait penser qu'entre un Lagoon 380 et un Lagoon 400, la différence est faible. C'est ce que je croyais aussi, avant de le tester. Moins habitable dedans, moins habitable dehors, et surtout, pas sécurisé à notre goût pour une navigation avec des enfants que nous confinons à l'intérieur ou dans le cockpit (dehors à l'arrière). Mais l'essentiel est de pouvoir sortir enfin du port.

Le plus difficile est de préparer les affaires pour partir. Nous avons déjà déménagé notre maison, maintenant il faudrait déménager nos affaires d'un bateau à l'autre ? Nous ne nous en sentons pas le courage. Donc nous préparons de quoi naviguer 3 à 4 jours et hop, en route. La première étape est de sortir le bateau de sa place au port. Il a du y rentrer avec un chaussepied ! La place est tellement étroite que ça touche à bâbord et à tribord , même à quai (voir photo en bas de page). Il faut dire que les amarres sont tendues à l'avant comme à l'arrière. Pour tout vous dire, alors que je suis à la barre et que Guillaume nous largue, j'appréhende déjà la manœuvre retour... Oui, je sais, ceux et celles qui ont déjà barré un cata diront que c'est ultra facile. Je pense à Marie-Laure et Arnaud, notamment, les expérimentés. Mais moi c'est ma seconde sortie en cata, et ma première sortie de place au port, et je stresse un peu.

Bref, ça s'est passé comme sur des roulettes, et nous mettons le cap sur Saint Anne pour le déjeuner et une baignade. Nous découvrons que le lecteur de carte est très, très imprécis, et que du poste de barre, il n'y a pas moyen de connaître sa vitesse ou sa position. Ca me complique un peu la tâche, mais c'est jouable. Nous mouillons par 4 mètres sous les flotteurs (le sondeur, lui, fonctionne), du sable et quelques rochers, et descendons l'annexe pour aller visiter le village, puis déjeuner. L'approche est superbe : nous amarrons notre annexe sur une jetée qui prolonge la sortie de l'église, mais apprenons avec regret que la messe de l'Assomption est terminée depuis une heure. Pour une fois que Guillaume avait mis une chemise au lieu de ses sempiternels tee-shirts, c'est dommage.

approche jetée jeux sur trampo

Nous partons donc en exploration de ce village plein de cases colorées. Nous trouvons un stand qui vend des accras de morue, mais aussi de lambis (mollusque), crevette, chatrou (poulpe). Ce sera notre repas, suivi d'une dégustation de glaces dans un resto pieds dans l'eau qui a la bonne idée d'avoir le wifi gratuit. Plein de restaurants, des boutiques, et de la musique partout. Il y a un concours de mixage à un bou du village et un repas festif à l'autre bout, les deux ont des sonos à faire palir d'envie les boites d'Ibiza et envoient le son en direction de la mer. Nous qui espérions un mouillage tranquille, c'est mal parti ! Nous nous déplaçons donc un peu, plus près de la jetée, et profitons d'une après-midi de baignades d'abord avec les petits, qui nagent jusqu'à la jetée avec nous, puis, lors de leur sieste, de plongeons depuis le bateau et la jetée entre lesquelles Aliénor et moi faisons des allers et retours. L'eau est à 28°C, nous y passons des heures !

Guillaume Jules au rhum? Pieds

 

Avec le réveil de la sieste, nous découvrons une première galère : nous avons oublié les biberons des petits. Bon, on peut s'en passer, un bon goûter et ça ira. Puis au moment de l'apéritif, je décide de commencer à faire cuire le diner et je me rends compte qu'il n'y a rien à bord pour allumer le feu... Il est 18h, la nuit commence à tomber, et nous décidons de rentrer au port du Marin...

Voici donc les circonstances qui m'ont amenée à faire ma première "nav de nuit". En tout cas un retour au port avec pour seul repère les bouées vertes et rouges qui sont placées à l'envers de celles de l'Europe continentale. "Chez nous", en entrant dans un port, on laisse les bouées rouges sur babord et les vertes sur tribord. Dans le continent américain, dont la Martinique, bien que département français, fait géographiquement partie, c'est l'inverse. C'est important de s'en souvenir quand c'est tout ce qu'il reste pour se guider et que l'on distingue à peine les épaves qui n'ont pas respecté le balisage... Il faut dire que l'on passe en un clin d'oeil des 20 mètres de profondeur dans le chenal aux rochers qui affleurent.

Nous avons réussi à retrouver notre chemin, et pendant tout ce temps je pensais à la méchante manœuvre qui m'attendait : mon "créneau avec un chausse-pied". Soit j'ai eu la chance du débutant, soit ma bonne étoile était au top. Je suis rentrée nickel, en douceur, sans même une engueulade ou un cri du capitaine ce qui, les voileux le savent, relève du miracle ! Ce que je peux vous dire, c'est que mon planteur de ce soir était amplement mérité, et éminemment savouré. J'ferais pô ça tous les jours !

Bigoud au port Bigoud serré

C'est chaud, quand même, non ? Et pour tout vous dire, j'ai refait la même manoeuvre de jour avec des témoins aujourd'hui, et ils m'ont applaudie. Second planteur bien mérité !

previous

News

next
- Mentions légales