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De Marigot Bay à La Soufrière (par Shirley, 25/08/2012)

Même si nous sommes impatients de gagner le Sud de l'arc antillais, nous souhaitons prendre le temps de découvrir les îles que nous visitons. C'est pourquoi nous n'avons fait que 10 petits milles vers le sud ce matin, pour nous rendre au village de La Soufrière, ancienne capitale économique de Sainte Lucie avant qu'elle ne soit, elle aussi, dévastée par une éruption volcanique en 1780. Aujourd'hui on y trouve une petite ville nichée au fond d'une baie bordée d'un coté par les pitons qui sont représentés sur le drapeau de Sainte Lucie, de l'autre une imposante falaise au pied de laquelle nous sommes amarrés sur un corps-mort. C'est une zone protégée, donc pas possible d'y jeter l'ancre. Et puis le tombant est tel que nous aurions bien du mal à accrocher quelquechose ! Un étroit plateau descend en pente douce dans l'eau jusqu'à environ 6 mètres de profondeur, on peut voir le sable et les rochers. Puis l'eau prend une teinte plus profonde et le sondeur indique 80 mètres. Impressionnant !

pitons

Les pitons de Ste-Lucie

la baie et Iaka

Le mouillage de Iaka (au fond, le second point blanc en partant de la gauche)

Iaka au mouillage

Iaka

Il en faut plus pour impressionner Guillaume et Aliénor qui sont partis nager au bord de la falaise et admirer plein de poissons multicolores. Il paraît que ceux qui sont sous le bateau et au bord du tombant sont plus gros. Mais je vous avoue qu'aussi ridicule que ça puisse paraître, je ne suis pas à l'aise pour nager en eaux profondes, alors même que quand je vois le sable au fond je suis capable de nager des heures ou des kilomètres. Mais là, j'ai préféré prendre l'annexe pour amener les enfants se baigner à la plage.

Avant cela, nous avons souhaité visiter les sites touristiques mais néanmoins intéressants : le volcan. Aliénor les a étudiés en classe de CE2 l'an dernier, et elle était ravie de voir les fumerolles "en vrai". Les vapeurs de soufre dégagent une odeur... très particulière, celle de l'oeuf pourri, mais il paraît que c'est bon pour les sinus (j'ai expérimenté cela lors d'une cure médicale à Luchon quand j'avais 7 ans, je n'en ai pas gardé un souvenir impérissable, mais je suis sûre que les enfants préfèreront la version de Sainte Lucie). De l'eau à 100°C sort de ces trous fumants.

taxi

Notre taxi...

caldeira

En allant voir les fumerolles

devant les fumerolles

Les enfants, impressionnés par les fumerolles

Elle est noire car s'y mélangent du soufre et du fer. Peu ragoutant, peut-être, mais l'eau est réputée avoir des vertus purifiantes pour la peau. Alors nous nous sommes pliés à la coutume locale en allant nous y baigner et nous faire des masques. Même à plusieurs centaines de mètres des fumerolles, l'eau est encore bien chaude : 40°C affichés !

caldeira

Ca fume beaucoup et ça sent le soufre

bain de boue

Sulfur Springs, plus de 40°C, masque volcanique en option

Ensuite nous sommes allés nous baigner dans une cascade d'eau chaude qui descend le Petit Piton. Et là, c'est "nettement" moins chaud, l'eau doit être à 32°C, c'est tellement agréable.

kids dans la cascade

Dans les cascades de la Rainforest

Shirl dans la cascade

Douche bienvenue

cascade

Cascade dans la verdure

Par ici, la végétation est luxuriante, et on trouve à l'état sauvage des fleurs que l'on admire habituellement dans les bouquets tropicaux. Le cadre est magnifique et les enfants ont bien apprécié de quitter le bateau quelques heures. D'autant qu'en fin de journée le mouillage est devenu "rouleur". Ca bouge et en l'absence de vent, nous tournons sur notre amarre. Cela me va bien, je sens que je vais être bercée. Mais Guillaume n'apprécie guère. Serait-ce son tour d'avoir le mal de mer?

Et pour diner, nous tentons notre premier poisson à la tahitienne avec de la dorade (dont une recherche sur les dictionnaires en ligne m'apprend qu'elle s'écrit indifféremment daurade ou dorade), librement inspirée d'une recette de Marie-Laure. Très bientôt une rubrique "cuisine à bord" viendra agrémenter nos news, d'ailleurs. Je raffole du poisson, cru ou cuit. Aliénor ne l'aime qu'en sashimi, mais ce soir elle le boude. Et Guillaume préfère faire revenir le sien avec huile d'olive et citron vert. Victoria le goûte du bout des lèvres, et Jules ne s'y risque même pas. A votre avis, ce sera pareil avec la langouste ?

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