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Sainte Lucie, de La Soufrière à Fort Vieux (par Shirley, 26/08/2012)

Temps maussade, grains fréquents annoncés, notre mouillage roule de plus en plus... Comme il ne fait pas trop chaud, le moment est parfait pour vaquer aux quelques petites occupations nécessaires mais que nous n'avons pas trouvé le temps de faire jusqu'à présent. Guillaume confectionne des moustiquaires pour les hublots latéraux des cabines. Les grands hublots de pont en sont déjà munis, mais pas les petits, et ces bêtes piquantes ont vite trouvé celui des accès qui leur était ouvert. Nous allons donc tenter de le fermer. Avec la grande moustiquaire Ikea que j'avais amenée dans nos bagages, je compte ensuite confectionner un rideau pour chaque porte de cabine. Objectif : laisser l'air passer, mais pas les moustiques.

Moustiquaires auto-coupe de cheveux coupe de cheveux

Puis j'ai décidé de me couper les cheveux pour avoir moins chaud. J'ai tenté une auto-coupe, puis j'ai appelé à la rescousse Aliénor et enfin Guillaume. Au final, ce n'est certes pas digne d'un grand salon, mais ça fera l'affaire pour les mois à venir, et surtout, j'adore ce sentiment de légère transgression d'un interdit de se couper les cheveux à ras quand on est une femme. Dans quoi va se nicher mon "coté rebelle", tout de même.

Ensuite nous sommes allés accomplir les traditionnelles formalités de sortie du territoire, ce qui a été un exercice particulièrement éprouvant... On ne sait jamais à quelle sauce on va être mangé, quelle somme on va nous demander et quelle nouvelle taxe va nous être imposée. C'est "légèrement" agaçant, et cela explique que Guillaume ait sollicité ma présence pour lui servir d'interprête. Après que l'agent en charge de la clearance ait tenté de nous arracher 15 dollars caraïbe de plus (en vain, j'ai réussi à lui faire entendre raison), celui de l'immigration chargé de tamponner nos passeports pour que nous puissions quitter le territoire nous en réclame 35... Bizarrement, la dernière fois que nous avons quitté le territoire, c'était sans frais. Mais bon, nous faisons contre mauvaise fortune, bon coeur et nous cédons. La prochaine fois que nous passerons par Sainte Lucie nous passerons par des zones bien touristiques où les officiers publics sont mieux informés de la notion d'abus de pouvoir. A coté de cela nous avons rencontré des gens sympas, souriants, agréables, beaucoup qui proposent leurs services comme taxi sur l'eau ou sur terre, d'autres qui sont juste spontannément ouverts et agréables, qui discutent sans rien demander en échange, et cela fait du bien.

Eglise de loin Eglise de près La ville

On nous explique que l'église de La Soufrière date de 1955, qu'elle a été construite par les français, qu'elle est "catholique romaine" et que la messe était à 8 heures ce matin. Pour une fois que les enfants font une grasse mat' (relative, jusqu'à 7h30 au lieu de 6h30 habituellement), c'est dommage.

A notre retour au bateau le mouillage roule tellement que nous décidons de partir pour le sud plus tôt que prévu. Nous étudions la carte et décidons que le mouillage le plus abrité sera peut-être le plus au sud de Sainte Lucie : Fort Vieux, une ville de pêcheurs, un port de commerce où déchargent des porte-containers (l'un d'entre eux nous a doublés en route), et un mouillage assez bien abrité du roulis qui semble étonnamment venir d'ouest. Quand nous nous ancrons, nous sommes proches d'une plage de sable gris qui borde des falaises. Le port des cargos est à babord, nous devons mouiller loin de leur chenal d'entrée mais pas trop près de la plage et des cailloux, d'autant qu'en l'absence de vent et de courant, notre bateau tourne sur sa chaîne et son ancre. Les enfants ont envie de se baigner, aussi nous mettons le canoë à l'eau pour aller jusqu'à la plage, un bain fait du bien, même si on est loin de la plage de carte postale ce coup-ci !

cargo port des cargos canoë

J'ai un peu peur que nous n'allions câliner l'unique bateau amarré pas trop loin de nous, mais le capitaine me rassure. Cependant la nuit sera agitée car nous nous levons régulièrement pour vérifier que tout va bien, et qu'un grain avec rafales à 25 noeuds de vent est venu nous secouer et nous mouiller un peu. Le temps de faire le tour de toutes les cabines pour fermer les hublots, notre lit était trempé... Espérons que notre départ prochain pour Saint Vincent nous fera oublier cette journée !

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