Préparatifs
Le voyage de Ïaka
Equipage
Livre de bord        
position
Notre position
Coin des Enfants        
News        
août septembre octobre novembre décembre janvier février mars
Précédent
News
Suivant

Une journée extra-ordinaire par Shirley, 8/11/2012

Nous ne nous attardons pas en Guadeloupe car nos prochains visiteurs nous rejoignent ici dans 3 semaines, nous aurons donc amplement le temps de découvrir (pour la plupart des membres de l'équipage) ou redécouvrir (pour moi) l'île à ce moment-là. Nous avons donc décidé de nous rendre plus au nord. Pour cela, 2 possibilités s'offrent à nous : contourner la Basse Terre (une bonne journée et demi de mer) ou passer entre la Grande Terre et la Basse Terre en remontant la Rivière Salée.

Pointe-à-Pitre en allant vers la Rivière Salée

Pointe-à-Pitre en allant
vers Rivière Salée

Après avoir étudié les guides et consulté la capitainerie, nous optons pour la seconde option. Mais attention, ce n'est pas simple. Plusieurs points nous font hésiter :

  • d'abord la largeur maximale des bateaux pouvant passer sous le pont est de 7,90 mètres et Iaka en fait 7,25... Cela laisse peu de place de chaque coté entre le bateau et les piles du pont, mais c'est jouable avec des pare-battages ;
  • ensuite cette rivière est enjambée par 2 ponts, celui du sud s'ouvre à 5h du matin et celui du nord à 4h30 et 5h30. Il faut donc être prêt très tôt.
  • Le guide et le papier donné par la capitainerie nous informent que des bouées de mouillages sont au sud de la dernière bouée verte du chenal, nous devrions pouvoir nous y mettre pour la nuit. Vers 16h, nous nous dirigeons donc vers là-bas pour aller voir à quoi ressemble le pont, voir si cela nous paraît jouable, et dans l'affirmative, prendre un corps-mort. Ca commence bien : il manque des bouées pour baliser le chenal, et nous voyons le sondeur nous indiquer 0,90 mètres d'eau sous la quille... Mais bon, de loin, le pont ne nous semble pas si impressionnant que ça, c'est jouable.
  • Ca se corse : les coffres d'amarrage annoncés ne sont pas là. Nous n'avons pas envie de jeter notre ancre dans cette eau sans visibilité dont on ignore tout du fond, au risque de rester coincés. Nous allons donc devoir mouiller plus loin et remonter la rivière de nuit au petit matin. Nous nous installons devant la marina pour la nuit, en ayant pris soin d'enregistrer notre route sur le lecteur de carte pour pouvoir facilement atteindre le pont dans l'obscurité au petit matin. Nous nous couchons en mettant le réveil sur 4h du matin, mais toujours sans conviction sur notre décision.

Quand celui-ci sonne le lendemain, l'hésitation est toujours là. Nous nous décidons enfin : allez ! Notre trace sur la carte nous sert à remonter en toute tranquillité en passant là où il y a du fond, et nous arrivons à 4h45 devant le pont dont nous attendons l'ouverture en nous maintenant sur place. Le pont piéton s'ouvre à 5h, suivi du pont routier, et la personne en charge de son ouverture nous salue et nous indique que nous pouvons y aller, il n'y a personne en face.

Les ponts se lèvent

Le pont piéton est ouvert, le pont routier commence à s'ouvrir

il est temps d'y aller

vu de l'autre coté

Vue de l'autre coté : ça y est, nous sommes passés !

Nous passons le pont piéton et nous alignons pour passer le pont routier. C'est parti pour mon moment de stress... Guillaume se met à l'avant avec un pare-battage à la main, pour aider au cas où ça coincerait, et j'entame la manœuvre tout en douceur. On nous a prévenu qu'il y avait du courant et qu'il fallait y aller franco, j'opte toutefois pour la prudence, on pourra toujours mettre des gaz s'il y en a besoin. Et ça passe, en douceur et sans problème! Dire qu'on s'est fait une montagne de ça... Il reste facile 80 cm de chaque coté, rien ne touche et il n'y a pas du tout de courant aujourd'hui. La remontée de la rivière se fait tranquillement, le seul inconvénient majeur étant les moustiques, nombreux dans la mangrove... Il faut rester bien au milieu du chenal car il y a peu de fond. Il nous reste encore le pont du nord à passer (pont de l'Alliance), tranquillement, puis le labyrinthe du chenal de sortie et nous voilà en route vers Montserrat.

sortie de la rivière au petit matin
les oiseaux de passage
reflets au petit matin

C'est pour moi une grande émotion d'aller voir cette île et son volcan actif. D'abord parce que si j'avais été scientifique, j'aurais adoré être vulcanologue (j'étais passionnée par un livre sur Haroun Tazieff quand j'étais petite et par ses images de lave en fusion). Ensuite parce que la dernière fois que j'ai vu Montserrat (de très loin, vu que j'étais en Guadeloupe), c'était l'année où le volcan est entré en éruption et c'était mon père qui me l'avait montré. Enfin parce que j'ai toujours rêvé de voir un volcan en vrai. Certes, nous n'avons pas vu de lave incandescente, nous ne sommes pas allés voir le cratère de près, nous avons sagement longé la côte en respectant la zone d'exclusion de 2 milles nautiques afin de ne pas être couverts de cendres. Mais tout de même, de la côte est, nous avons pu voir les coulées pyroclastiques qui ont recouvert une partie de l'île, et l'on distingue clairement des fumeroles en haut du cône.

Montserrat

On dirait des nuages, mais ce sont des fumeroles sous les nuages

On distingue les fumerolles

On voit mieux les fumeroles depuis le nord de l'île

les coulées pyroclastiques sont descendues jusqu'à la mer

Sur la côte est, on distingue la trace de la coulée pyroclastique

Nous avons fait nos formalités d'entrée et un plouf sur la seule plage au sable clair de l'île, à Rendez-Vous Bay.

Rendez-Vous Bay, Montserrat
Le soleil se couche sur Rendez-Vous Bay
Captain devant son bateau

ça galope sur la plage

On se défoule sur la plage

3 mois déjà!

Hello à tous de Montserrat!

Hello à tous de Montserrat !

Après une nuit au mouillage, nous nous sommes autorisés une visite de vrais touristes, en taxi, pour aller voir l'observatoire du volcan de Montserrat (malencontreusement pour nous fermé le vendredi), découvrir les points de vue sur le volcan (qui reste caché dans les nuages et les fumeroles), sur les dégâts occasionnés.

l'ancien golf recouvert par une coulée
le point sur l'activité du moment
fumerolles

La capitale de l'île, Plymouth, est ensevelie sous les cendres, on ne peut pas y accéder, bien que le volcan ne soit pas très actif en ce moment. Le nord de l'île, protégé par une montagne, est vert, peuplé de 5000 habitants, les 6000 autres qui peuplaient l'île avant son éruption ayant décidé de partir.

église anglicane
nous goûtons les sources volcaniques locales
ça promet

Montserrat est encore britannique, l'indépendance ne semble pas les attirer - enfin dixit notre chauffeur de taxi, au motif que les subsides britanniques sont attendus pour finir d'aménager le nord de l'île.

le nord de l'île
Iaka dans Rendez-Vous Bay

Avouons-le : notre chauffeur de taxi n'était pas le meilleur des guides... Il nous a décrit minutieusement chaque boutique devant laquelle nous passions, de l'épicerie aux pièces détachées auto, mais nous voulions voir un peu de Montserrat et n'avions pas beaucoup de temps car notre mouillage était assez inconfortable et stressant. C'est pourquoi nous avons levé l'ancre dès notre retour au bateau pour filer vers Nevis (pays: Saint Kitts et Nevis). Mais ce sera l'objet d'un nouveau récit...

Précédent
News
Suivant

Le livre d'or HTML charge vos commentaires...
- Mentions légales