Préparatifs
Le voyage de Ïaka
Equipage
Livre de bord        
position
Notre position
Coin des Enfants        
News        
août septembre octobre novembre décembre janvier février mars
Précédent
News
Suivant

La fin du monde au bout du monde (Petite Terre) par Shirley, 21/12/2012

Il a suffi de quelques bato-copains rencontrés à Saint François grâce aux enfants (et aux enfants Tom et Lucie sur Rivière, Grégory et Noémie sur Sailor Moon) pour que nous décidions d'aller passer la "fin du monde Maya" aux Iles de la Petite Terre. Situées à quelques milles de la Guadeloupe, nous les avons atteintes en moins de 3 heures de navigation. L'entrée est étroite, bordée par deux cayes sur lesquelles déferlent les vagues, interdisant l'accès au mouillage quand la mer et le vent montent. Mais en ce 20 décembre, il n'y a que 15 noeuds de vent et l'entrée est tranquille, nous suivons les deux catas-copains qui nous ont précédé.

oiseaux sucriers
les sucriers nettoient les assiettes

C'est une carte postale : à gauche, la Terre de Haut est une réserve pour la nidification des oiseaux. D'ailleurs nous sommes accueillis par plein de sucriers, petits oiseaux noirs et jaunes, qui se posent partout sur le bateau en quête de miettes et qui chantent à tue-tête.

le phare sur Terre de Bas
Falaises et cayes à l'est de Petite Terre
iguanes de Petite Terre

A droite, la Terre de Bas dominée par son phare (le dernier gardien de phare est parti en 1972), bordée à l'Est par des falaises et au sud et ouest par des plages de cocotiers et de sable blanc. Et au milieu coule un bras de mer protégé des vagues et de la houle du large par une barrière de récifs et de coraux. Comme c'est une réserve protégée, pas de pêche ici et nos premiers ploufs nous mettent nez-à-nez avec un énorme barracuda !

Le barracuda qui nous attend sous le bateaui

Nous ne sommes pas rassurés, mais les habitués nous informent qu'il dort le jour en nageant entre deux eaux. Tant mieux ! Nous replongeons avec le barracuda qui "dort" sous notre bateau, et effectivement il ne semble pas se soucier de nous, je garde quand même un oeil sur lui pendant que tous les enfants s'élancent dans l'eau. Sous le bateau, je vois aussi une raie majestueuse passer, et plein de petits poissons colorés : sergents-majors, perroquets... et tous ceux dont je ne connais pas le nom. Regardez le film Nemo et vous aurez une petite idée de toute la faune des récifs coraliens que nous rencontrons ici !

Nous nous retrouvons en "terrain neutre", sur le bateau-copain de nos amis suisses, pour discuter de la nav et prendre un apéro gentil du midi avant de retourner faire un petit reposer sur le bateau (toujours une hésitation : un reposé ou un reposer ? Une correction grammaticale dans les commentaires serait la bienvenue si mon honorable collègue et néanmoins ami, surnommé "Maître Capello", trouvait une explication?). Cela ne dure guère : les enfants piaffent d'impatience et les cris des plus grands réveillent les plus petits. Alors c'est parti : en canoe, direction le jardin de corail, pendant que Guillaume continue sa sieste, le veinard... (rectificatif de Guillaume: les oiseaux sont rentrés dans sa cabine et l'ont empêché de dormir, il a donc été "contraint" d'abandonner son lit douillet pour aller bouquiner à l'ombre du cockpit. Il a raison, la nuance était d'importance...)

On s'attache aux bouées et bouts prévus à cet effet et nous plongeons, enfin sauf Victoria qui grimpe sur mon dos et se tient à mes épaules pendant que je nage. Des allées se dessinent au milieu du corail, qui nous permettent de nous promener sans rien abimer, et autour de nous ça nage dans tous les sens. Les poissons sont de taille plus conséquente car ils trouvent ici plein d'abris et de nourriture. Xavier guide Jules au travers des méandres du jardin et ils ont la chance de croiser une énorme langouste ! Ne salivez pas, nous sommes dans une réserve, la pêche est interdite...

Après cette promenade dans l'eau, nous optons pour une promenade à terre autour du phare qui est l'occasion de voir la flore de l'île, plutôt aride mais avec quelques variétés de végétation endémique. Nous croisons des iguanes, nous admirons la vue sur Marie-Galante, les Saintes, la Soufrière et la Basse Terre, la Pointe des Chateaux sur la Grande-Terre et enfin la Désirade.

La Pointe des Chateaux
le soir venu, nous ne sommes que 4 bateaux au mouillage, dont 3 bateaux-copains. Méga apéro!
une vue spectaculaire

Bref, toute la Guadeloupe s'étend devant nous, ainsi qu'un bout de la Dominique dans le lointain. C'est superbe. Après une heure de balade nous repartons aux bateaux préparer notre apéro de cette veille de fin du monde. Nous nous retrouvons sur Iaka avec les 6 adultes d'un côté et les 7 enfants de l'autre, il y a de l'ambiance ! Au menu ce soir : poisson cru mariné (avec une petite sauce à tomber par terre, recette ici), croques-monsieurs, rillettes de thon, crudités et gratin de pomme de terre de nos amis suisses, boudins... Le tout arrosé de bière locale pour certains, de rhum local pour d'autres, et de jus pour les plus sages. Nous sommes parés pour la fin du monde, on dirait!

Le lendemain nous repartons explorer le jardin de corail et Guillaume se joint à nous. Puis c'est un joyeux bazar d'enfants qui changent de bateau, nagent partout puis partent jouer à la plage en canoë sous la vigilance que quelques parents. Les autres parents les rejoignent pour un apéro dans l'eau.

jeux d'enfant apéro d'enfants apéro de parents

Bon, franchement, on aurait pu connaître pire, comme fin du monde...

Nous profitons de cette page pour souhaiter un excellent anniversaire à notre Map préférée, la marraine de Victoria. A défaut de pouvoir de fêter ensemble nos anniversaires comme dans notre jeunesse, nous t'envoyons plein de bises turquoises et trinquerons à ta santé ce soir !

Précédent
News
Suivant
Le livre d'or HTML charge vos commentaires...
- Mentions légales